Rentabilité locative à Toulouse en 2026
Toulouse attire les investisseurs pour une raison simple : la ville combine bassin d’emploi, population en hausse et forte demande étudiante. Mais la rentabilité locative ne se résume pas à acheter dans une grande ville dynamique. Elle dépend surtout du prix d’achat, du loyer réellement atteignable, des charges, de la taxe foncière, du DPE et du risque de vacance.
D’après les données Investimator, le loyer indicateur 2025 à Toulouse ressort à environ 14,0 €/m², avec une fourchette observée entre 11,2 €/m² et 17,5 €/m². Côté achat, les transactions DVF 2024 sur les appartements donnent un prix médian d’environ 3 190 €/m².
En première approche, cela donne une rentabilité brute simplifiée proche de :
14,0 x 12 / 3 190 x 100 = 5,3 %
Ce chiffre est utile pour comparer des zones, mais il ne dit pas encore si l’opération est bonne. Il faut ensuite intégrer frais de notaire, travaux, charges de copropriété, taxe foncière, assurance, vacance locative, fiscalité et mensualité de crédit.
Exemple : un appartement de 45 m² à Toulouse
Avec un prix médian 2024 de 3 190 €/m², un appartement de 45 m² se situe autour de 143 500 € hors frais. Avec un loyer indicateur de 14,0 €/m², le loyer mensuel théorique ressort à environ 630 €, soit 7 550 € par an.
La rentabilité brute est donc proche de 5,3 % avant frais et charges. Après frais d’acquisition, travaux éventuels et taxe foncière, le rendement net peut descendre sensiblement. C’est là que la simulation devient indispensable : deux biens au même prix peuvent produire des cash-flows très différents selon l’état du logement, le DPE, les charges et le financement.
Investimator permet de tester plusieurs scénarios : prix d’achat, loyer, travaux, crédit, charges, fiscalité et cash-flow. L’objectif n’est pas de chercher un rendement théorique flatteur, mais de vérifier si le projet tient dans la durée.

Les petites surfaces ne sont pas toujours les plus simples
Les studios et T1 se vendent plus cher au mètre carré. Dans les transactions 2024 à Toulouse, le prix médian des appartements d’une pièce ressort autour de 4 020 €/m², contre 3 212 €/m² pour les deux-pièces et 2 909 €/m² pour les trois-pièces.
Cela ne veut pas dire qu’il faut éviter les studios. La demande étudiante est forte : Toulouse comptait environ 112 600 étudiants en 2023, soit près de 22 % de la population communale dans les données utilisées. Mais le prix d’entrée, la rotation locative et l’état énergétique du bien doivent être regardés de près.
Toulouse ou périphérie : la rentabilité brute peut changer vite
Sur un échantillon de communes proches avec suffisamment de ventes d’appartements en 2024, la rentabilité brute estimée ressort plus élevée dans certaines villes périphériques : Muret autour de 6,4 %, Colomiers autour de 6,2 %, Cugnaux autour de 6,1 %, contre 5,3 % pour Toulouse.
Ce différentiel vient surtout de prix d’achat plus bas. En contrepartie, il faut vérifier la profondeur de la demande locative, les transports, l’emploi local, la concurrence et le profil des locataires. Une rentabilité brute supérieure n’est intéressante que si le logement se loue facilement et reste liquide à la revente.
Les points de vigilance à Toulouse
Toulouse est en zone tendue. L’évolution des loyers y est donc encadrée dans certains cas, même si la ville ne figure pas, à date, dans la liste des communes de province avec plafonnement par loyers de référence majoré et minoré.
Le DPE est un autre point critique. Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être loué. Les logements F seront concernés à partir de 2028, puis les logements E à partir de 2034. Un bien décoté avec mauvais DPE peut donc être intéressant uniquement si le budget travaux est réaliste.
Enfin, la taxe foncière doit être intégrée dès le départ. Dans les données Investimator, le taux global TFB de Toulouse passe de 48,93 % en 2021 à 49,65 % en 2024. Le montant exact dépend de la base cadastrale du bien, mais l’impact sur le rendement net peut être significatif.
À retenir
Toulouse reste une ville solide pour l’investissement locatif, portée par sa population, son bassin étudiant et un marché locatif actif. Le rendement brut indicatif autour de 5,3 % est correct pour une grande métropole, mais il ne suffit pas à valider un achat.
Le bon réflexe consiste à comparer plusieurs biens, recalculer le rendement net, anticiper les travaux et vérifier le cash-flow après financement. À Toulouse, la rentabilité se joue rarement sur la ville seule : elle se gagne au niveau du quartier, du DPE, du prix négocié et de la qualité du bien.
